Article proposé par Profug (cf le post sur le forum consacré au réglage des barres de flèche à cette adresse : Barres de flèche

Réglage des barres de flèche

Pour commencer il faut savoir que les barres de flèches ont un double effet dans le mât:

  • en écartant le hauban du mât, elles augmentent l’angle d’attaque du hauban sur le mât, améliorant d’autant son efficacité; elles tiennent donc le mât en latérale.
  • et elles aident le mât à résister à la flexion imposée par les haubans (ou à l’augmenter) en tirant le mât vers l’arrière (ou en le poussant vers l’avant).

 Sur quoi peut-on jouer?

Plus on allonge les barres de flèches , plus celles ci dévient les haubans et donc plus leur pression sur le mât et importante.

Lorsque les barres de flèches sont trop courtes, elles perdent toute leur efficacité et permettent un dévers du mât en latéral excessif dans la brise .

  • L’ouverture des barres de flèches.

En général, en dériveur , l’emplacement des barres de flèches sur le mât est défini par la jauge mais il peut exister une tolérance. Elles sont souvent placées à mi-hauteur entre les deux points fixes les plus proches : l’étambrai et le capelage. Cet ensemble permet ainsi un meilleur contrôle général du cintre et du dévers du mât.

La hauteur des barres de flèches sur le mât détermine la position du cintre maximal de celui-ci. Plus on monte les barres de flèches, mieux on contrôle le dévers du mât mais dans le même temps on lui permet plus d’amplitude de mouvement en longitudinal vers le bas.

Comment régler les bares de fléches ?

On veut adapter la flexion du mât au dessin de la grand voile. On parle souvent d’ailleurs du couple mât/voile, soulignant le lien fort existant entre les deux. Le réglage des barres de flèches va donc dépendre de:

  • la force du vent,
  • l’état de la mer,
  • le couple de rappel de l’équipage (poids et taille),
  • la souplesse ou la raideur du mât,
  • et le dessin de la grand voile

Une chose est sûre, plus on va cintrer le mât plus la grand voile sera fine et inversement si on met le mât droit. A mesure que le vent monte, les barres de flèches vont être ouvertes pour diminuer le cintre et augmenter la tenue du mât en latéral et ce jusqu’au temps de la puissance maximale. C’est en général dans des conditions de vent médium que l’on atteint alors l’ouverture maximale (et le calage maximal) des barres de flèches.

A partir de ce moment-là, on ferme les barres de flèches pour affiner de nouveau les profils et diminuer ainsi la puissance du gréement: on est en surpuissance. Suivant le dessin de la voile on va plutôt commencer par décaler le mât à l’étambrai (creux plus prononcé dans le bas de la voile) ou fermer les barres de flèches (creux plus dans la partie haute). Fermer les barres de flèches permet un dévers latéral du mât qui libère de la puissance et agrandit le couloir entre le foc et la grand-voile

6° de l'horizontale
C'est en général une bonne approximation.

Les haubans exercent sur le mât une force de compression vers le bas. Celle-ci augmente de manière extrêmement rapide lorsque l'angle des haubans avec le mât tombe en-dessous de 12°. D'autre part, la plupart des bateaux ne sont pas assez larges pour permettre beaucoup plus que 12°. En haut du mât, les haubans font donc typiquement un angle de 12° avec la verticale. En-dessous des barres de flêche, qui aident à obtenir les 12°, ils sont quasiment verticaux.

Au niveau des barres de flêches, les haubans exercent également une force de compression, cette fois en direction du mât. Cette force sera orientée selon la bissectrice des haubans, càd à 6° de l'horizontale vers le haut en supposant 12° de la verticale en haut et 0° de la verticale en bas.

Si la barre de flêche n'est pas dans l'axe de la bissectrice des haubans, la force de compression vers le mât peut se décomposer en une composante parallèle et en une composante perdendiculaire au bout des barres flêche.

Donc, quand la barre de flêche n'est pas dans l'axe de la bissectrice, il y a une force qui l'en éloigne. Et plus elle s'éloigne de l'axe de la bissectrice, plus cette force grandit. Si la barre de flêche glisse un peu, elle risque de partir d'un coup =&gt plus de mât. Ce n'est pas à exclure lorsque les haubans sont continus. Au mât, les fixations des barres de flêche sont prévues pour un angle de ~6°.

 Les barres de flèche doivent étre la bissectrice de l'angle des galhaubans .